J'ai enfin retrouvé la terre de mes ancêtres, après un mois et demi d'exil pour rechercher une terre promise, la France est toujours et encore le plus beau pays (cocorico). Mon âme retrouve sa
paix antérieure bien que le retour aie un petit goût amer de départ.
Voilà comment j'en suis arrivé à ce retour aux sources:
21 juillet au soir: A table je suis avec le gros Mexicain Jordy, Henry le jeune Américain en thèse d'histoire sur la Guerre Froide en Amérique Centrale, Claire, une jeune prof Belge
venue en vacance avec sa maman Françoise. Tout cela est très sympathique. Ca parle en espagnol autant qu'en français, j'apprend à changer rapidement de langue.
22 juillet: Le matin, deuxième cours avec le prof qui se transforme en tour opérateur, et en guide touristique puisque que c'est avec lui que j'ai réservé mon billet pour le lac Atitlan du
lendemain et pour l'aéroport du surlendemain, et qu'il m'a emmené à Ciudad Vieja à côté d'Antigua pour voir les corporations de textile où j'ai acheté des souvenirs. Le soir, je discute toujours
avec du monde, il y a Laurens le Hollandais, je vais au resto avec Claire et Françoise. Avec Claire on parle bouquins, livres etc....
23 juillet: Je pars en navette vers le lac Atitlan. L'Ouragan Dean, loin de nous soumettre à ces vents nous impose un temps excécrable agrémenté d'une température toute française. A l'aller comme
au retour, je parle avec un Californien. On parle donc pendant 5 heures, c'est très intéressant, car il essaye de me convertir au Christianisme et au créationnisme (la Bible est vraie mot-à-mot),
que Jesus se révèlera à moi tôt ou tard. Il assez tolérant pour que je donne mais argument de ne pas croire en Dieu, que je lui pose des "tricky questions" comme "Pourquoi Dieu s'il est tout
puissant laisse régner les injustices, pourquoi y'a-t-il toujours écrit "God bless America"sur les billet de banque et on doit jurer sur la Bible au tribunal, et que penses-tu de la guerre en
Irak. La conversation est animée mais la phrase la plus récurrente est " the bottom line is: what will you do with Jesus?". Je me balade donc sur le lac avec cet Américain bilingue espagnol car
né au Honduras, accompagné de son frère. Nous nous rendons en bateau à Santiago, une ville pauvre mais profondément Maya, où les femmes arborent toutes des costumes de textiles multicolores. Nous
dégustons donc un poisson avant de rentrer et de se poser au bar avec deux filles Californiennes de la même Eglise que mes deux camarades, rencontrées par hasard. Je rentre à l'Hospedaje, les
gens ont tous changé: j'ai maintenant un couple d'Israéliens, un Américain en thèse de mathématiques, et une écrivaine Juive de San Fransisco qui vient de publier son premier livre, sur Cuba
si je ne m'abuse, deux anglais bien sympathiques.
24 juillet: le grand départ, pas grand chose à dire, à part que pour faire Charles-de-Gaulles-Versailles, il m'a fallut deux heures avec les Travaux Castor de la ligne C du RER. ( on s'en fiche
un peu remarque)
Bon moi j'ai fini j'espère que ça vous a plu! Je rassure la maman de Nicolas qui s'inquiétait un peu pour moi avec mes problèmes d'argent. Mes revenez dans quelques jours, car je rajouterai
pleins de photos quand ma connexion internet voudra bien marcher un peu plus rapidement qu'au Costa Rica!
Bisous à tous, et surtout à la famille de Nicolas, dont je connais seulement Nanou ( je ne sais pas si cette appelation est réservée par ton frère ou pas) et ma famille je leur fais des vrais
bises vu qu'il ne sont pas loin!


